ACTE II, SCÈNE I. 3l
fus une fille d'Aragon. J'ai beaucoup connu votre père, et votre jeune visage me parle du passé. Soyez donc ici comme le fils d'un souvenir qui m'est cher. Nous parlerons de vous ce soir avec le chancelier ; ayez patience, c'est moi qui vous recommande à lui. Le roi vous recevra sous cet auspice. Puisque nos clairons vous ont réveillé dans votre château, et que du fond de votre soitude vous êtes venu trouver nos dangers, nous ne vous laisserons pas repentir d'avoir été brave et fidèle; en voici pour gage notre royale main.
La reine sort. Ulric lui baise la main, puis se retire à Técart. UN COURTISAN.
Voilà un homme mieux reçu, pour la première fois qu'il voit notre reine, que nous qui sommes ici depuis trente ans.