‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 200 sur 238 · UN AUTRE · texte numérisé non relu

UN AUTRE

Abordons-le et sachons qui il est.

LE PREIUER.

Ne l'avez-vous pas entendu? C'est le comte Ulric, un gentilhomme bohémien. Il cherche fortune comme un nouveau marié qui veut avoir de quoi faire danser sa femme.

LE DEUXIÈME

Dit-on que sa femme soit jolie?

LE PREMIER

Charmante ; c'est la perle de la Hongrie.

LE DEUXIÈME

Quel est cet autre jeune homme qui court par là en sautillant?

* LE PREMIER

Je ne le connais pas. C'est encore quelque nouveau

SIS BÂRBERI^E.

venu. La libéralité du roi attire ici toutes ces mouches, qui cherchent un rayon de soleil.

Entre Rosemberg.

LE DEUXIÈME

Celui-ci me paraît fine mouche, une Traie guêpe dans son corset rayé. — Seigneur, nous vous saluons. Qui vous amène dans ce jardin?

ROSEMBERG, à part.

On me questionne de tous côtés, et je ne sais si je dois répondre: Toutes ces figures nouvelles, ces yeui écarquillés qui vous dévisagent; cela m'étourdit à on point!

Haut.

Oîi est la reine, messieurs ? Je suis Astolphe de Rosemberg, et je désire lui être présenté.

PREMIER COURTISAN

La reine vient de sortir du palais. Si vous voulei lui parler, attendez son passage-, elle reviendra dans une heure.

ROSEMBERa.

Diable ! cela est fâcheux.

Il 8*a8soit sur un banc. '

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