ACTE II, SCÈNE III. ^Z
parlé de toî. Va, va, le comte Ulrîc ne gage plus rien contre toi ; nous te renverrons à l'école.
ROSEMBERG
Non, Majesté. Il ne sera pas dit que j'aurai reculé, si le comte tient le pari.
LÀ REINE
Et que paries-tu?
ROSEMBERG
S'il veut me donner sa parole de chevalier qu'il n'écrira rien à sa femme de ce qui s'est passé entre nous, je gage mon bien contre le sien, ou du moins jusqu'à concurrence égale, que je me rendrai dès demain au château qu'il habite, et que ce cœur de diamant sur lequel il compte si fort ne me résistera pas longtemps.
ULRIC
Je tiens, et il est trop tard pour vous dédire. Vous avez parié devant la reine, et puisque sa présence auguste m'a obligé de baisser l'épée, c'est elle que je prends pour témoin du duel honorable que je vous propose.
ROSEMBERG
J*accepte, et rien ne m'en fera dédire; mais il me faut une lettre de recommandation, afin de me procurer un plus libre accès.
ULRIC
De tout mon cœur, tout ce que vous voudrez.
LA REINE
Je me porte donc comme témoin, et comme juge de la querelle. Le pari sera inscrit par le chancelier de la justice du roi, mon maître, et à votre parole j'ajoute
LmAIi..