‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 211 sur 238 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

venue au monde pour la pauvre place qu'elle occupe.

ROSEMBERG

Es-tu mépontente de ton sort? : — As-tu à te plaindre de tamîdtresse? •

KALÉKAIRI

Personne ne s'en plaint.

ROSEMBERG

• Parle-moi franchement..

KALÉKAIRI

Qu'appelez-vous franchement ?

Dire ce que l'on pense.

KALÉKAIRI

Lorsque Kalékairi ne pense à rien, elle nfe dit rien.

ROSEMBERG

C'est à merveille.

A part.

Voilà une petite sauVage qui n'a pas l'air trop rébarbatif.

Haut.

Ainsi donc, tu aimes ta maîtresse? .

KALÉKAIRI

Tout le mpnde l'aime.

ROSEMBERG

On la dit très-belle.

KALÉKAIRI

On a raison.

ROSEMBERG

Elle est coquette, j'imagine, puisqu'elle fait dé si longues toilettes?

3CG BARBERINE

KALÉKAIBI.

Non, elle est bonne.

ROSEMBERG

Pourquoi donc alors te plaignais-tu d*être dans ce château?

KALÊKAIRI.

Parce que la fille de ma mère devait ayoir beaucoup de suivantes, au lieu d'en être une elle-même.

ROSEBIBERG.

J'entends, — quelques revers de fortune.

KALÉKATRI.

Les pirates m'ont enlevée.

ROSEMBERG

Les pirates ! conte-moi cela.

KALÉKAIBI.

Ce n'est pas un conte, cela fait pleurer. Kalékairi n*en parle jamais.

ROSEMBERG

En vérité I

KALÉKAIRI

Non, pas même avec ma perruche, pas même avec mon chien Mamouth, pas même avec le rosier qui esi dans ma chambre.

ROSEMBERG

Tu es discrète, à ce que je vois.

11 le faut.

ROSEMBERG

C'est mon sentiment. Âs-tu fait ici ton apprentissage?

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