ACTE nr, SCÈNE V. r
" . BARBERINB. '
On n*a pas d*amour pour sa tante.
Je n'en saurais avoir pour qui que ce soit, honnis pour une seule personne.
BARBERINB.
• ^ Votre cœur est pris ?
ROSEMBERGi
Oui, Madame, depuis peu de temps, mais pour toute ma vie; •
BARBERINB.
.C'est sûrement. quelque jeune fille que vous avez dessein d'épouser? - ' ■ ■ . .
ROSEMBERG
Hélas î Madame, c'est impossible. Elle est jeune et bçlle, il est vrai, et $lfe a toutes: les qualités qui peuvent faire le bonheur d'un époux, mais ce bonheur ne m'est pas réseWé'} sa main âppârlieht à. un autre.
,,, BARBERINB. , *
CeJ^ est fàchcuj^, il faut en guérir. , . . .
ROSEMBERG
Ah ! Madame, il faut en piourir I
„ ' BARBERINB.
^- Bah î à votre âge! ^
ROSEMBERG
Comment I à mon âge ! Êtes-vbus donc tant plus âgée que moi?
BARBERINEé
Beaucoup plus. Je suis raisonnable.
Je Tctais aussi avant de l'avoir vue I — Ah ! si vous
B32 . BARBERINE
saviez qui elle est! Si j'osais prononcer son nom devant vous... . *
BARBERINE
. Est-ce que je la connais ? .
ROSEMBERG
Oui, Madame ! — Et puisque mon secret vient de m^échapper à demi, je voiis le confierais tout entieri si vous me promettiez de ne pas m'en punir.
BARBERINE
Vous en punir ? à quel propos ? je n'y suis pour rien, j'imagine*
ROSEHBERG»
Pour plus que vous ne pensez. Madame, et si j'osais...