ACTE m, SCÈNE VI
ROSEMBERG, à part.
Quel mystère I Encore des légumes I Voilà une châ* lelaîne terriblement bourgeoise 1
KALÉKAIRI, bas à sa maltresse.
n n*y a point de chariots. Rosemberg a encore donn< Beaucoup d'or au portier L'Uscoque.
BARBERINE) Ims.
Pourquoi faire, et sous quel prétexte?
KALÉKAIRI, de môme.
Il a demandé qu'on le fasse entrer secrètement chei la maîtresse.
barberhœ, bas.
CShez moi, dis-tu ? en es-tu sûre ?
KALÉKAIRI, de môme.
L^Uscoque ne voulait rien dire ; mais Kalékairi l'a grisé, et il lui a tout raconté.
BARBERINE, regardant Rosemberg.
Vraiment, cela est incroyable I
ROSEMBERG, à part.
Quel singulier regard jette-t-elle donc sur moi ?
BARBERINE, de môme.
Est-ce possible? Ce jeune homme un peu fanfaron, il est vrai, mais, au fond, d'humeur assez douce et qui semblait... Gela est bien étrange. i
KALÉKAIRI, bas.
L'Uscoque dit maintenant que si la maîtresse le veut, il se cachera derrière la porte avec Ludwig le jardinier. Ils prendront chacun une fourchOi et quand l'autie arrivera...
-354 BARBERINE
BARBERINE, riant •
Non, je te remercie. Tu en reviens toujours à la méthode expéditive.
KALÉKAIBï. »
^ Rosemberg a. beaucoup de domestiques armés.
BARBERINB.
Oui, et nous sommes seules, ou presque seules, dans cette maison au fond d'un petit désert. Mais je te dirai une chose fort simple : — 11 y a un gardien, ma ch^re, qui défend mieux l'honneur d'une fe'mme que tous'lqs remparts d'un sérail et que tous les muets d'un sultan, et ce gardien, c'est elle-même. Va, et cependant ne t'éloigne pas. — Ecoute I lorsque je te ferai signe 'par cette fenêtre...
Elle lui parle à l*oreillé,
KALÉKAIRI
Cela sera fait.
Elle sort. '. . .
, SCÈNE Vil ^ *'
: BARBERINE, ROSEMBERd.
, BARBERINE. . . ^
E!i bien I seigneur, à quoi songez-vous ?
ROSEMBERG. -
J'attendais de savoir si je dois me retirer,
BARBERINE
N'étiez-vous pas en train de me faire une confidence;! tîetle petite fille est venue mal à propos.