‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 60 sur 238 · ACTE III, SCÈNE I. 9i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I. 9i

LIONEL

André, André, je vous en supplie, n'approchez pas de cette porte. Avez-vous perdu toute espèce de courage? La position où vous êtes est affreuse, personne n'y compatit plus vivement, plus sincèrement que moi. J'ai une femme aussi, j'ai des enfants ; mais la fermeté d'un homme ne doit-elle pas lui servir de bouclier? De* main, vous pourrez entendre des conseils qu'il m'est impossible de vous adresser en ce moment.

ANDRÉ

C'est vrai, c'est vrai ! qu'il meure en paix ! dans ses bras, Lionel I Elle veille et pleure sur lui ! A travers les ombres de la mort, il voit errer autour de lui cette tête adorée; elle lui sourit et l'encourage î Elle lui présente la coupe salutaire ; elle est pour lui l'image de la vie. Ah ! tout cela m'appartenait ; c'était ainsi que je voulais mourir. Viens, partons, Lionel.

n frappe à la porte.

HolàlPaoloIPaoloI

LIONEL

Que faites-vous, malheureux?

ANDRÉ

Je n'entrerai pas.

Paolo paraît.

Pose ta lumière sur ce banc; il faut que j'écrive à Lucrèce.

LIONEL

Et que voulez-vous lui dire?

ANDRÉ

Tiens, tu lui remettras ce billet; tu lui diras que j'ai*

tends sa réponse chez moi; oui, cbez moi : je ne san*' rais rester ici. Viens, Lionel. Chez-moi, entends-tu? Ils sortent.

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