‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 70 sur 238 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Une me devant la maison de Claudio.

MARIANNE, sortant de chez elle un livre de messe & la • CIUTA, rabordant.

CIUTA

Ma belle dame, puis-je vous dire un moii

iOa LES CAPRICES DE MARIANNE.

MARIANNE

Que me voulez-vous?

CIUTA

Uu jeune homme de cette ville est éperdument amoureux de vous; depuis un mois entier, il cherche vainement l'occasion de vous l'apprendre ; son nom est Cov lio : il est d'une noble famille et d'une figure distinguée*

En voilà assez. Dites à celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peine, et que, s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois un pareil langage, j'en instruirai mon mari.

Elle sort.

COELIO, entrant

Eh bien! Giuta, qu'a-t-elle dit?

CIUTA

Plus dévote et plus orgueilleuse que jamais. Elle instruira son mari, dit-elle, si on la poursuit plus longtemps.

COELIO

Ahl malheureux que je suis, je n'ai plus qu'à mourir. Ah I la plus cruelle de toutes les femmes ! Et que me conseilles-tu, Giuta? quelle ressource puis-je encoret rouver?

CIUTA

Je vous conseille d'abord de sortir d'ici, car voici son mari qui la suit.

Us sortent — Entrent Claudio et Tibia.

CLAUDIO

Es-tu mon fidèle serviteur, mon valet de chambre

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