ACTE I, SCÈNE III
HARIAimE.
n ne s'agît pas de ce que j'ai répondu. Comprenezvous ce que je dis? Donnez ordre à vos gens qu*ils ne laissent entrer ni cet homme ni son ami. Je m'attends à quelque importunité de leur part, et je suis bien aise de l'éviter.
Elle sort.
Que penses-tu de cette aventure, Tibia? Il y a quelque ruse là-dessous.
TIBIA
Vous croyez, Monsieur?
CLAUDIO
Pourquoi n'a-t-eUe pas voulu dire ce qu'elle a répondu? La déclaration est impertinente, il est vrai; mais la réponse mérite d'être connue. J'ai le soupçon que ce Cœlio est l'ordonnateur de toutes ces guitares?
TIBIA
Défendre votre porte à ces deux hommes est un moyen excellent de les éloigner.
CLAUDIO
Rapporte-t'en à moi. — Il faut que je fasse part de cette découverte à ma belle-mère. J'imagine que ma femme me trompe, et que toute cette fable est une pure invention pour me faire prendre le change, et troubler entièrement mes idées.
Ils sortent.