‹ Comédies & proverbes, Volume 1Chapitre 88 sur 238 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

OCTAVE

Tes lunettes sont myopes, juge plein de grâce ; tu te trompes d'adresse dans ton compliment.

CLAUDIO

Mes lunettes sont excellentes, cousin plein de riposte ; n'as-tu pas fait à ma femme une déclaration amoureuse ?

OCTAVE

A quelle occasion, subtil magistrat?

CLAUDIO

A l'occasion de ton ami Gœlio, cousin, malheureusement j'ai tout entendu.

OCTAVE

Par quelle oreille, sénateur incorruptible ?

CLAUDIO

Par celle de ma femme, qui m'a tout raconté, godelureau chéri.

OCTAVE

Tout absolument, époux idolâtré? Rien n'est resté dans cette charmante oreille ?

CLAUDIO

n y est resté sa réponse, charmant [pilier de cabaret, que je suis chargé de te faire.

Je ne suis pas chargé de l'entendre, cher procèsverbal.

CLAUDIO

Ce sera donc ma porte en personne qui te la fera, aimable croupier de roulotte, si tu t'avises de la consulter.

If.

0GTA7E. »

C'est ce dont je ne me soucie guère, chère sentence de mort ; je vivrai heureux sans cela.

CLAUDIO

Puisses-tu le, faire en repos, cher cornet de passe-dix l je te souhaite mille prospérités.

OCTAVE

Rassure-toi sur ce sujet , cher verrou de prison ! je dors tranquille comme une audience.

Sortent Claudio et Tibia.

OCTAVE, seul.

Il me semble que voilà Gœlio qui s'avance de ce côté. Cœlio 1 Gœlio ! A qui diable en a-t-il?

Entre Cœlio.

Sais-tu, mon cher ami, le beau tour que nous joue ta princesse ? Elle a tout dit à son mari.

COELIO

Comment le sais-tu ?

OCTAVE

Par la meilleure de toutes les voies possible. Je quitte à l'instant Claudio. Marianne nous fera fermer la porte au nez, si nous nous avisons de Timportuner davantage.

COEUO.

Tu Tas vue tout à l'heure ; que t'avait-elle dit?

OCTAVE

Rien qui pût me faire pressentir cette douce nouvelle; rien d'agréable cependant. Tiens, Gœlio, renonce i cette femme. Holà ! un second verrai

C(EtI0«

Pour qui?

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