ACTE II, SCÈNE I
OCTAVE
Tes lunettes sont myopes, juge plein de grâce ; tu te trompes d'adresse dans ton compliment.
CLAUDIO
Mes lunettes sont excellentes, cousin plein de riposte ; n'as-tu pas fait à ma femme une déclaration amoureuse ?
OCTAVE
A quelle occasion, subtil magistrat?
CLAUDIO
A l'occasion de ton ami Gœlio, cousin, malheureusement j'ai tout entendu.
OCTAVE
Par quelle oreille, sénateur incorruptible ?
CLAUDIO
Par celle de ma femme, qui m'a tout raconté, godelureau chéri.
OCTAVE
Tout absolument, époux idolâtré? Rien n'est resté dans cette charmante oreille ?
CLAUDIO
n y est resté sa réponse, charmant [pilier de cabaret, que je suis chargé de te faire.
Je ne suis pas chargé de l'entendre, cher procèsverbal.
CLAUDIO
Ce sera donc ma porte en personne qui te la fera, aimable croupier de roulotte, si tu t'avises de la consulter.
If.
0GTA7E. »
C'est ce dont je ne me soucie guère, chère sentence de mort ; je vivrai heureux sans cela.
CLAUDIO
Puisses-tu le, faire en repos, cher cornet de passe-dix l je te souhaite mille prospérités.
OCTAVE
Rassure-toi sur ce sujet , cher verrou de prison ! je dors tranquille comme une audience.
Sortent Claudio et Tibia.
OCTAVE, seul.
Il me semble que voilà Gœlio qui s'avance de ce côté. Cœlio 1 Gœlio ! A qui diable en a-t-il?
Entre Cœlio.
Sais-tu, mon cher ami, le beau tour que nous joue ta princesse ? Elle a tout dit à son mari.
COELIO
Comment le sais-tu ?
OCTAVE
Par la meilleure de toutes les voies possible. Je quitte à l'instant Claudio. Marianne nous fera fermer la porte au nez, si nous nous avisons de Timportuner davantage.
COEUO.
Tu Tas vue tout à l'heure ; que t'avait-elle dit?
OCTAVE
Rien qui pût me faire pressentir cette douce nouvelle; rien d'agréable cependant. Tiens, Gœlio, renonce i cette femme. Holà ! un second verrai
C(EtI0«
Pour qui?