COMEDIE DE LA NATIVITÉ
v. 61. Bethleem en hébreu «maison de paix»,
v. 74 Dans la Nativité du manuscrit de Sainte- Geneviève (éd. Achille Jubinal, Mystères inédits du XVe sièclé) Joseph demande «du feu à un maréchal ferrant qui refuse grossièrement de lui en donner, à moins qu'il ne l'emporte en son manteau. Ce miracle s'opère» (Petit de Julleville. Les Mystères, Paris 1880, II, p. 387, Dans le Miracle de la Nativité qui fait partie des <Miracles de Nostre Dame» publiés par G. Paris et Ulysse Robert (Paris 1876), Marie et Joseph sont bien reçus par Zebel (dans la passion de Greban ce personnage se nomme Sadoc}) dans «un lieu» où <la foraine gent leurs bestes, quant ils Sont venuz au marchié» mettent. Nous re-. trouvons cette explication dans la Légende dorée (trad. de Téodor de Wyzewa, Paris 1910, p. 38).
Comédies. 01 g4d
; | D’après Marguerite l’étable semble être proche, mais: . différente du lieu où <l'on met les bestes du mar- chié». Le lieu e<sy fort ouvert» où les bergers * trouvent l'Enfant rappelle l’étable délabrée telle que la représentent les peintres du 15e siècle. On re- ] . marquera que Marguerite ne parle ni du. bœuf ni + de l'âne (sauf une allusion v. 810 ss.). Joseph répare l'étable, trait qui se trouve dans les <Médita:tions sur la Vie de Jésus-Christ» (voy. Mâle, L’art religieux de la fin du moyen-âge en France, p. 25).
DO v 11 qui viviñie et tue voy. v. 268. 187 Tr. … Roys v. 35 58.
… y. 141. O Salomon: cette pensée ne se trouve pas - textuellement dans le livre de Proverbes, mais. on - lit dans le ch. VI 32 <mais celui qui commet adul- tère avec une femme est dépourvu de sens».
| v. 226 sss Réminiscence du Cantique des Can- 4 tiques Ch. II. 7—9. «Filles de Jérusalem, je vous conjure par les gazelles et les biches des champs, | ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'elle L le veuille» mon bien-aimé evient sautant sur les mon- F ‘Lagnes ‘et bondissant sur les collines, Mon bien- . aimé est semblable à la gazelle ou au faon des biches».
” v. 356. <Agnus dei qui tollis peccata mundi» . (Ordinaire de la Messe) voy. v. 930. |
v. 396 s. comp. Apocalypse V, v, 4ss. «Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fût trouvé En. digne d'ouvrir le livre ni de le regarder.»
. y. 4125ss. Allusion à la tentation de Jésus (Luc à IV), attribuée au Père lui- même et considérée comme - un fait accompli.
y. 520. Les peintres du XVe siècle représentent | * aussi Joseph une chandelle à la main (voy.p. ex. l'Ado-
250 Marguerite de Navarre. |
ration de l'Enfant de Memling à l'Hôpital S. Jear de Bruges ou la Naissance du Christ du maître dt Flémalle au Musée de Dijon, où Joseph et la Viergx sont à genoux, devant l'Enfant ou une miniaturt des Heures d'Anne de Bretagne par Jean Bour dichon: Bédier et Hazard, Hist. de la littérature française, Paris 1998, I, p. 100).
v. 024, diversoire: on trouvera dans le dictionnaire de Godefroy des exemples de l'emploi de ce terme biblique (Luc. II in diversorio). |
v. 524. Les noms des bergers signifient: Sophron, le Prudent; Ælpison, l'Espérant; Nephalle, le Sobre ou le Vigilant (F. Frank, Notes de l'éd. des Comédies); Christilla est un diminutif féminin de Christus; Dorothée, don de Dieu; Phletine est un dérivé
de Phuilos, ami. ‘
v. 685 ss. Mélange caractéristique de réalisme et de symbolisme religieux. |
v. 107. Le flageolet se retrouve, dans une gravure des Heures de Simon Vostre, dans la main du <beau Roger» (v. E. Mâle, L'Art religieux de la fin .du moyen-âge en France, p. 39). M. G. Cohen le signale dans la Nativité qu’il a publiée d’après un manuscrit de Chantilly (voy. G Cohén, Mystères et Moralités du Ms. 617 de Chantilly, Paris, Champion 1920, p. CXXV).
v. 199. voy. Esaie VIT, 14: Voici la Vierge sera enceinte; elle enfantera un fils et lui donnera le nom Emmanuel.»
v. 810 dens un acteur: Esaïe I, 3 <Le bœuf connaït son possesseur et l'âne la crèche de son maître» comp. Légende Dorée «le bœuf et l'âne, reconnaissant miraculeusement le Seigneür, s’agenouillèrent
Comédies, RAD E devant lui et l'adorèrent» (25 décembre trad. W y-
ZeWwa, p.41 et Mâle, Art relig. du 13e siècle, p. 248).
v. 889 Allusion à Jean VI, 35 «Je suis le pain de vie».
v. 895. voy. Matthieu XX, 16.
v. 961. Je suis le chemin, la vérité et la vie (Jean XIV, 6) comp. Tr. Roys v. 804.
V2 904.. voy. Luc IT, 19.
v. 1085 ss. Tout ce passage est une profession de foi a Marguerite elle- même (comp. Tr. Roys
AV-P149 6.) ANSE 1132. la vie d'Adam c.-à-d. la vie corporelle