COMÉDIE JOUÉE AU MONT DE MARSAN
V. 54 <Il s’agit probablement soit du Mont Carmel soit d’Einsiedeln» (N. D. des Ermites) (A. L.)
v. 7. Sainte Brigitte (1302—1373) fondatrice de
l'ordre religieux des Brigittines. On la représente en
costume de pélerine avec le bourdon et une gourde.
La légende raconte qu’elle a reçu en mourant les:
Saints-Sacrements de la main de Jésus.
ls id
.v. 83ss. La Superstitieuse songe à elle-même à «c'est là une perspective qui, aux yeux de la Superstitieuse, justifie toutes les austérités» (A. L.).
__ V. 85. voy. pour ces chansons l’Appendice des Dernières Poésies de M. de N. |
v. 152. La dance tant noire: allusion à la danse Macabré.
v. 165 ss. «C’est la traduction des vers célèbres :
É Os homini sublime dedit etc.» (A: L.) (Ovide, Mé-
tamorph. I, 85 ss.)
v. 279. Image comparable à celle que A. de Vigny a développée dans la Flûte (Les Destinées|.
v. 343. corr. qu'ensemble feront . . . ensemble en . iront ? |
v. 376. Allusion à Jésus et à sa mort expiatoire. : v. 409. non fais c.-à-d. je ne la juge pas, je ne la condamne pas, j'ai pitié d'elle.
v. 416, c.-à-d. e<mais si je ne contemple le méfait de mon prochain, je n’ai garde (je ne songe : pas à) de le corriger» {M. A. Lefranc explique ces vers ainsi: «Maïs si mon prochain n’a pas lui-même conscience de ses fautes, je n'ai garde de le corrig'er».)
v. 464. Marguerite semble faire allusion à ]a pa- . rabole du pharisien et du péager (Luc XVIII, 9—14).
v. 474. c.-à-d. d’après cela la loi de Dieu est renversée: celui qui recule avance, celui qui fait des
» bonnes œuvres, pèche: dans ce cas il faut renoncer
aux bonnes œuvres.
v. 21, M.G. Lanson interprète ainsi ce passage: «Dieu ne veut pas que vous ayez un autre ami où -vous mettiez votre cœur. Ainsi le sens de la première phrase est complet et net; et car se rapporte à
260 Marguerite de Navarre.
l'idée à laquelle il doit se rapporter: Dieu ne veut pas . . . car il veut... L’omission de que (devant ayez) se rencontre plus d’une fois dans les Dernières Poésies. Le subjonctif mettez est absolument correct à cette date.»
v. 621. Césure dite lyrique.
v. 619, Césure dite épique.
v. 753.. c.-à-d. je n'ai pouvoir de rien que de voir cet ami.
v. 833. c.-à-d. de moi je le sens.
v. 895. Ce vers est le refrain de Ia ballade ex viel langage françois de Villon (Testament v. 385 ss. v. Bibliotheca Romanica 35. 36, p. 45). Il se retrouve au v. 1016 du Jugement du povre amant banny (Romania 34, p. 402) et dans l’Amant rendu cordelier à l'observance d'amours v. 1701 (éd. de Montaiglon 1881). À
v, 910. Le texte semble être altéré. Faut-il corriger: jamais plus sotte ne vid (vit) on, rimant avee on avec omission d’un vers en-y?
v. 916. Un refrain analogue: Ou, ou, ou, ou, oup, ou, ou, ou, oup est cité comme «Chant et huchement des Bergeres et responce de la Bergere compagne» dans la Vénerie de Jacques du Fouilloux (1561) (Bédier-Hazard, Hist. de la littér. française, Paris 1923, T, p. 145).
v. 917. retorne rime avec mignonne (On trouvera des exemples de rimes analogues dans H. Chatelain, Recherches sur le vers français au 15e siècle, Paris 1907, p. 51—53). ]
v. 922. «Il s’agit de la lecture de la Bible» (A. L.}
v. 963 s. La bergère semble vouloir comparer l'ignorance des hommes, qui méconnaissent Amour.
Comédies. NTobt
| d'ignoré» «l'inconnu», à l'erreur de celui qui croi- …rait l'astre obscur, le caillou mou ete. Mais que ignifie coriette? M. A. Lefranc y voit un «terme e construction, dont le sens n'a pu être précisé».
1V:< 991. fors se rapporte à bras let Det iqui, oin d’être lussez, seraient forts.
AE quelques Timbres de Chansons par M. Th.
- Gérold. professeur à l’Université de Strasbourg. Comédie jouée au Mont de Marsan.
n v. 625. J’ayme bien mon amy.
LAVE comp. J'aimerai mon amy De bone amour certaine Car je sçay bien qu'il m'ayme | Et aussi fais je luy.
Manuscrit de Bayeux XXIX (éd. Th. Gérold, Pu- Bbtie. de la Fac. des Lettres de l’Université de Stras- … bourg fasc. 2 p. 32).
…. v. 610. Je fille quant Dieu me donne de quoy. voy. —. le Second Livre des Recueils à quatre parties Paris ) 1564. les premiers vers se retrouvent dans un ma- + nuscrit de la bibliothèque d'Utrecht du commenceù ment du 16° siècle. (Chansons populaires des XVe . et XVIe siècles je 48 éd. Th. Géo Bibliotheca " Romanica 190—2.)
… v. 620. Ces facheux sots . .. Cette chanson se
trouve anonyme dans le recueil de chansons alle-
- mandes, flamandes et françaises publié par G. Rhaw sous le titre de Tricinia Wittembergae 1542,
É- v. 651. Doulce memoire en plaisir consommée... \ voy. Hortus Musarum de P. Phalise, Louvain 1552. - (Roland de Lattre à composé une messe sur la mépe Rons de cette chanson.)