SCENE V
S^îiAT>zAaSÎE VERVILLIERS.
MADAMK DKRVILLIERS , entrant.
Pas habillée Encor !
PAULINE, vivement.
J'y vais.
Elle sort .
MADAME DERVILLIERS, la regardant s'éloigner.
Je suis toujours émerveillée Devant elle. — Une mère a de ces vanités Qu'on peut bien lui passer pour ses enfants gâtés. — L'aurais-tu reconnue, Etienne >
ETIENNE, froidement.
Non, sans doute.
MADAME DERVILLIERS.
Elle est belle?
ETIENNE, de même.
Fort belle.
MADA.ME DERVILLIERS.
Au fond je la redoute
i(,6 LE RETOUR.
Un peu. Ce qu'elle veuc, il me faut le vouloir. J'en soupire parfois tout bas, comme ce soir. Mais, vois-tu, nos enfants sont nos maîtres. La vie Ne vaut rien que par eux, et toute notre envie Devrait être bornée à les rendre contents. Mais, quel air sérieux ! qu'as-tu i^
l'tienne.
Je vous entends.
Chère tante, et je pense à part moi que peut-être C'est fatal.
MADAME DERVILLIERS.
A propos, as-tu reçu ma lettre A Paris r^
ETIENNE
Non.
MADAME DERVILLIERS.
Tant pis. — Je t'avais prévenu Que tu rencontrerais chez nous un inconnu; Ce jeune homme qui fait souvent avec ma fille De la musique. Il est d'une bonne famille, Bien élevé, fort riche et, je crois, amoureux De Blandine. Pourtant n'en sois pas malheureux, Ni plus découragé qu'il ne faut... car je gage Que tu rêves toujours d'un futur mariage r* Te voilà de recour; eh bien, c'est le moment De lui faire oublier Aug;usce. — ■ Seulement