‹ Comédies romanesquesChapitre 13 sur 130 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

HÉLEJ^E. CLOT{IS, LE JUGE, SlVloiS. LE JUGE, entrant sans voir les deux fenlmL■^.

Enfin, me direz-vous pourquoi \'ous étiez, Sidias, pris dans cette escapade } Et comment vous couriez la hart ou l'estrapade Sans que j'eusse signé votre arrêt de ma mainr — Quand je vous rencontrai par hasard en chemin. Revenant du palais à mon heure ordinaire. Je me disais, voyant ce tas de populaire : Quel fol ont-ils trouvé qui les mette en gaîté? Or, je vous reconnus et d'abord j'ai douté Si mes yeux éblouis n'avaient pas la berlue.

THEOPHILE

Mais poinc! c'était bien vous. — Je m'arrête. On salue J'entends autour de moi crier au huguenot ; Alors me demandant lequel était plus sot Du peuple justicier ou bien de vous victime, Je m'informe d'abord quel était votre crime, Et je n'ai rien compris de ce qu'on m"a conté. J'ai répondu pour vous, et votre liberté^. D'après ma caution, me paraît assurée.

— Pourtant je vous croyais d'humeur peu délurée. Sage, prudent, paisible, honnête citoyen,

Digne d'être mon gendre... et vous trouvez moyen De renverser d'un coup tout cet échafaudage } Qui l'aurait cru jamais? un homme de votre âge!

CL G RI s, bas.

Il ne sonne plus mot.

HÉLÈNE, de même.

Il est tout ahuri.

LE J UGE, à Sidias.

Un quart d'heure de plus et vous eussiez péri !

— Vraiment de votre part une telle aventure M'étonne, me confond, m'étourdit. — De nature Etiez-vous donc jadis si courageux?

SIDIAS, comme hébété.

Comment?

LE JUGE

Oui, sentiez-vous un feu terrible et véhément

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