‹ Comédies romanesquesChapitre 14 sur 130 · ACTE I, SCENE VI. 2j · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI. 2j

Courir dans votre veine ec vous rendre intraitable?

SIDI AS, Je même.

Je ne sais...

LE JUGE

Etiez-vous d'une audace indomptable.^ N'avicz-vous peur de rien sinon de vivre en paix r

s I D I A s . avec force.

N'en, non! •

LE JUGE

Je vous croyais d'un esprit plus épais, Et comme qui dirait rassis. — Cette incartade Me surprend d'autant plus que j'y vois la boutade D'un caractère ami de l'excentricité.

Je ne l'aurais pas cru de vous, en vérité.

SIDI AS

.Mais ce n'est pas ma faute, ou le diable m'emporte ! C est elle qui m'a dit de leur ouvrir la porte.

LE JUGE

Elle.>

Hélène !

LE JUGE

Ma fille!

SIDIAS.

Oui, oui, de votre part !

THEOPHILE

LK JUGH.

De ma part ? vous voulez plaisanter !

SIDIAS.

Par la hart Dont vous parliez tantôt, c'est vrai.

LE JUGE

Non!

SIDIAS.

Si, vousdis-je.

LE J U G Ej d'un air de pitié.

Mon pauvre Sidias, la peur fit ce prodige De vous rendre idiot tout à fait.

SIDIAS.

Grand merci !

Elle disait : « Partez; je vous verrai d'ici. « Vite, au nom de mon père, allez, je vous en prie ! n Et, pour prix de mon zèle à calmer leur furie. Elle a même promis de m'embrasser.

LE JUGE

Oui-da!

SIDIAS.

Enfin, elle fit tant qu'elle me décida. Je vins de votre part...

LE JUGE

De ma... Quelle insolence !

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