‹ Comédies romanesquesChapitre 21 sur 130 · ACTE I, SCENE VII. J · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VII. J

Lui donnait la réplique à grands coups d'exorcisme.

J'y vins donc franchement et sans nul fanatisme,

Mais latin, espagnol, anglais, italien,

Voire grec, rien n'y fit. Durant tout l'entretien

A peine si je pus tirer de ce beau diable

Quelques jurons gascons trcs-vilains. — L'effroyable

Tapage qu'en tous lieux cette aventure fit,

En découvrant la feinte arrêta le profit

De ces gens. Leurs amis, les dévots s'en mêlèrent.

Le cher père Garasse et les siens cabalèrent ;

Si bien que me voici sur le chemin d'exil.

Me demandant en vain : où me conduira-t-il .-'

LE JUGE

Est-ce tout.^ — Vous avez dans cette conjoncture Un visage bien gai.

THÉOPHILE

Monsieur, de ma nature Je suis très-philosophe, et ne m'ébahis point Que le monde soit sot ou méchant. — Sur ce point J'ai toujours dans l'esprit les leçons de Socrate, Et ce n'est pas sans fruit, ou du moins je m'en flatte. Que j'ai traduit en vers le livre du Phédon.

LE JUGE

Vraiment, en vers? Ainsi vous connaissez Platon? Un grand homme, monsieur.

40 THEOPHILE

THEOPHILE, s'inclinaiit avec un sourire ironique-

Sans contredit.

CLITIPHON, avec impatience.

De grâce, Que faites- VOUS de nous, monsieur? le temps se passe.

L£ JUGE, comme prenant sa résolution.

Eh bien, je veux... je dois... je vais y réfléchir; Ces dames cependant vous feront rafraîchir. Suivez-moi, Sidias.

Le Juge et Sidias sortent par la gauche.

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