‹ Comédies romanesquesChapitre 29 sur 130 · ACTE I, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IX

C'esc un de mes amis qui me l'a dit. Il esc Revenu de Paris hier. On n'y parlaic Que du père Garasse ec de toi ; de ta fuite, Et des gens qu'on avait lancés à ta poursuite.

THEOPHILE, dcsespêré.

Mais, te dis-je, c'est faux. L'exil n'est pas le feu.

Avec angoisse.

Je ne me cache pas, je ne fuis pas. — Mon Dieu ! Une haine de moine esc-elle si puissante?

CLORIS

D'un ton de pitié ironique. Très-froidement.

Ah ! ta candeur m'émeuc. — La nouvelle est récente , Et pour peu qu'en chemin tu te sois arrêté...

THEOPHILE

A part.

C'est que ça m'a tout l'air d'être la vérité ^

Haut,

En effet. — Ec tu l'as dit ici>

CLORIS

Pas encore.

Jusqu'après ton départ, je ferai qu'on l'ignore, Si tu veux bien te taire à mon sujet.

THEOPHILE

Ceci, C'est une fourbe }

S4 THEOPHILE

Non^ c'est un marché.

THEOPHILE

Merci.

Donne un nom honorable à ce qui ne Test guère : Dis que c'est une ligue, une ruse de guerre.

CLORIS

C'est un marché : chacun tient l'autre dans sa main. Choisis.

THE'oPHILE, d'un air de dégoût profond.

C'est que, marcher sur le même chemin Que toi, diable!...

CLORIS, d'un ton mcn.içant.

Prends garde à ton impertinence!

Réfléchis bien , et si rien dans ta contenance. Quand nous serons d'accord, révèle mon secret, S'il t'échappe un seul geste^. un seul mot qui pourrait Me trahir, et montrer que tu m'as reconnue , Si tu n'as avec moi respect ni retenue , Si tu parles, je parle, et, nous perdant tous deux, Je me venge.

THEOPHILE

C'est... net!

CLORIS

Le coup est hasardcu.K.

Page 1