‹ Comédies romanesquesChapitre 48 sur 130 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

HÉLÈSSiE. THEOVHILE, CLlTlVHOjSi.

THEOPHILE

Je m'en vais.

H t L E N' E . très-i-mue.

Non, monsieur, demeurez.

Je ne sais pas encor comment je dois m'y prendre Pour vous dire cela, mais vous devez l'entendre. \'ous avez vu tantôt monsieur à mes genoux. Je veux donc maintenant lui parler devant vous. Et que la vérité vous soit toute connue. — Ne m'interrompez pas, car je suis trop émue. Tout ce qu'il me disait, vous l'avez bien compris ; En jurant de m'aimer, peut-être il a surpris Mon ignorance...

CLITIPHON, ivecleu.

Hélène, aussi vrai que j'existe, Je voas aime!

8o THEOPHILE.

Par ta souveraine beauté,

Que c'est pour jamais que je t'aime.

Non, le trait dont tu m'as blessé.

Dans mon cœur est trop enfoncé ; L'arracher m'ôterait la vie. • T'obéir est ma seule loi :

Si je dois mourir loin de toi, Qu'il soit fait selon ton envie !

Peut-être un éclair de courroux.

Enflammant tes regards si doux, Va-t-il frapper mon espérance !

Mais, quel que soit son châtiment, Hélène, ton fidèle amant Chérira toujours sa souffrance.

THÉOPHILE, s'arrètant devant Clitlphon.

En avez-vous assez?

CLITIPHON

Oui, merci.

Croyez-moi, Parlez tout simplement. La chose ira de soi. Tant d'esprit en amour n'est pas si nécessaire. Vous serez éloquent si vous êtes sincère. Le reste vient tout seul, vous le devinerez,

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