ACTE II, SCENE IX. 8j
Te revoir.
Il douuc les vers .\ Hclène, qui les lit.
THH'oPHILE, à Clitiphoii.
Même avant qu'elle les ait tous lus, Elle rougit; allons, c'est un signe visible Qu'à votre poésie elle est assez sensible.
CLITIPHON, i Théophile.
Ne raillez pas, mon Dieu !
THEOPHILE
Mais c'est tout naturel :
Lorsque le cœur le plus hautain, le plus cruel, En vient à commander l'honneur de sa défaite, Un prétexte suffit, et le mot qu'on lui jette. Quel qu'il soit, est le bon...
HELENE, repliant le papier qu'elle a lu deux fois.
Puisque nul avant vous Ne m'avait dit ces mots si graves et si doux Qui font battre le cœur en engageant la vie; Puisque vous me jurez de n'avoir d'autre envie Que de m'aimer toujours, tenez, voici ma main. Je vous crois.
THÉOPHILE, i mi-voix.
S'arrêter en un si beau chemin !
Ce n'est pas ce mot-là qu'on die.
THEOPHILE
HELENE, tournant la tète vers Théophile en souriant, tandis que Clitiphon lui baise les mains.
C'est : je vous aime, ♦ IN 'est-il pas vrai }
Dame ! oui.