‹ Comédies romanesquesChapitre 6 sur 130 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

HELENt.

Pouri.]uoi.^ je n'en sais rien.

Parce que.

CLORIS

Cependanc...

SIDI AS

O cœur hyrcanien!

Mais tout vient à son tour, et si l'heure est venue Qu'en votre âme l'amour tout à coup s'insinue, V^ous m'aimerez.

HÉLÈNE

Jamais.

SIDI AS, avec fatuité.

Hélène, désormais.

N'employez plus ce mot cruel.

HELÈKE,

Jamais, jamais, Jamais!

Elle se sauve en riant vers la fenêtre, et s'y accoude. CLORIS, à SiJias.

Ninsistez pas. Elle est en train de rire De vous...

SIDI AS

Je ne vois point...

TH EOPH I LE.

CLORIS

Vous vous feriez redire Qu'elle vous trouve sot, ennuyeux et pédant.

SIDIAS.

Hé!

CLORIS

Que vous êtes laid...

Tout doux !

CLORIS

Qu'en attendant Le charmant fiancé que lui montre son rêve. Elle peut bien de vous se divertir.

SIDIAS.

Je crève De rage et de dépit.

HÉLÈNE, de la fenêtre.

Voici le sacrement Qui passe. Quelqu'un meurt dans le quartier.

CLORIS, s'approch.int de la fenêtre.

Vraiment!

Savez-vous qui?

H E L È N' E, lui faisant place.

Moi? non. — Mais voyez quelle foule.

Dirait-on pas un flot qui monte et se dérouler

ACTEl.SCENEI. 7

CLORIS

Kii effet.

HELENE

Regardez : on s'agenouille en bas.

CLORIS, faisant des signes de croix.

Jésus! en voici deux qui n'ôcent même pas Leurs chapeaux.

he'lèke.

L"un l'a fait.

CLORIS

Mais Pautre, sainte Vierge !

Qui s'en va pour passer est plus roide qu'un cierge.

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