‹ Comédies romanesquesChapitre 87 sur 130 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

La justice : il Ta vue ce l'a prise avant moi. O malédiction !

FLORENCE

Harry !

HARRY

Non, sur mon âme !

T'abandonner à lui, sans secours, pauvre femme ! Oh! non, ne le crois pas. — Le bruit s'est rapproché ; C'est le duc qui revient. — Je ne l'ai pas cherché Jusqu'aujourd'hui. — Ce soir, si tu l'attends, je reste.

Il se jette dans un fauteuil.

FLOREVCE.

Harry, par pitié!

HARRY

Viens !

FLORENCE

O faiblesse funeste! Pourquoi l'ai-je écouté jamais } — Va-t'en ! non. non ! Son orgueil outragé n'aurait point de pardon ; S'il nous trouvait ensemble, il te tuerait!

Qu'importe !

FLORENCE

Oh ! pars!

HARRY

Non, pas sans toi.

FLORENCE

Dieu! que ne suis-je morte Avant d'avoir connu l'amour !

HARRY

Entends là-bas :

On ouvre. — Connais-tu le bruit que font ses pas ) Moi, qui ne l'ai jamais rencontré, je suis aise De le voir, car chacun de nous à l'autre pèse; Et maintenant, quoi qu'il en soit, ce sera court. C'est lui.

FLORENCE, se jetant dans ses bras.

Silence !

HARRY

Enfin !

Ils sortent en courant par la gauche.

Un laquais, ouvrant toute grande la porte du fond.

Milord duc de Harcourt.

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