SCENE PREMIERE
S^zATtcA^lE VERVILLIERS^ -BL^AU^pIU^E , LUCr, i^UGUSTEj puis VIV<i/lR<^IS.
Blandine et Auguste dans le fond, l'une assise à son clavecin, l'autre debout, son violon à la main, se parlent bas. Lucy, assise sur un tabouret auprès de sa mère, brode avec une visible préoccupation.
MADAME DERVILLIERS, sur le devant de la scène, tricotant sans tourner la tète ni lever les yeux.
Eh bien ! cette sonate? est-ce là le tapage Qu'elle fait? et faut-il pour tourner une page Une heure d'entretien tout bas?
AUGUSTE, se retournant.
, Belle maman,
Ces phrases de Mozart sont phrases de roman , Et pour en bien juger...
MADAME DERVILLIERS, de même.
Je voudrais les entendre.
La musique recommence pour cesser aussitôt. Entre Vivarais. MADAME DERVILLIERS.
Qu'est-ce donc Vivarais?
VIVARAIS
Madame, irai-je attendre Monsieur Etienne?
Non. Les postes ne sont pas Fort exactes l'hiver. D'ailleurs c'est à deux pas. Il saura retrouver sa porte accoutumée.
Pourtant, maman, depuis qu'il partit pour l'armce, Depuis six ans passés qu'il n'est pas revenu, Lyon a bien changé.
MADAME DERVILLIERS.
Lyon lui fut connu Des l'enfance; et malgré le siège et ses ravages. Celui qui nous revient de tant de lieux sauvages,