‹ Comédies romanesquesChapitre 96 sur 130 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

Qai, l'aacre an:iée encra, pieds nus ec fronc serein, En Hollande, porcé par les glaçons du Rhin, Qui brava froid ec faim, la guerre ec la rafale, Ne s'égarera pas dans sa ville nacale.

AUGUSTE, s'approcliaiit son violon à la main.'

Pieds nus sur les glaçons du Rhin! Ah! sarpejeu! Madame, esc-ce un héros que vocre cher neveu?

BLA\DIN£, s'approchant à son tour.

Oui, sans douce, aucrefois; mais, aujourd'hui, peuc-êcre? On en voie tanc!

VIVARAIS, d'un ton grondeur.

Oh! tanc! — Je voudrais les connaîcre Les pareils de monsieur Ecienne, je voudrais

Regardant Auguste avec rancune.

Les voir ! — Alais ils ne sonc pas ici.

AUGUSTE, riant.

Vivarais, Vous me faites, je crois, l'honneur d'un parallèle, Et me tirez à bout porca:ic du plomb dans l'aile. C'est d'un bon citoyen sinon d'un bon valet, Et je vous trouve là tout ender.

VIVARAIS, de nume.

Ce qu'il esc, On le verra, j'espère, ava.ac peu. Qu'il revienne Seulement!

LUCY

Mais^ maman, n'est-il pas vrai qu'Etienne...

MADAME DERVILLIERS.

Est parti des premiers? — Oui, Lucy, dans le temps

Où la France aux abois cherchait des combattants.

Déjà Brunsvick marchait de Lorraine en Champagne;

Et commençait ainsi la terrible campagne

Que ces six ans d'efforts n'ont encor pu finir.

On disait : « A Paris, l'ennemi va venir ! »

Et la crainte en était partout si répandue.

Qu'on le croyait, avant la bataille perdue.

Beaucoup firent alors ce qu'a fait mon neveu,

Et partirent, contents de prendre au premier feu

Leur première leçon de guerre et de victoire.

Certes, je ne saurais t'en raconter l'histoire,

Tu la demanderas, si tu veux, à celui

Qui l'écrivit avec son épée. — Aujourd'hui,

Le soldat nous revient officier du génie,

Et c'est Carnot lui-même, au soir de Wattignie,

Qui le fit capitaine...

AUGUSTE, ctourJiment.

Il est donc général Maintenant?

MADAME DERVILLIERS.

Non, pourquoi?

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