SCENE I
AVGUSTf, >'e niOnie.
Bon! cela m'est égal, Je n'y tiens pas... Mais comme à présent, tout le monde
A Blandinc.
S'en mêle, j'ai pensé... — Vous riez, belle blonde?
BLANDINE, riant.
C'est que vous avez dit cela si drôlement!...
Elle prend son hras et tous deux retournent au piiino en riant et se parlant bas.
VIVARAIS, à m.idame Dervilliers.
Autrefois son nom seul valait un régiment. N'est-il pas vrai, Madame?
LUCY
Il est donc gentilhomme }
MADAME DERVILLIERS.
Non, il est de sang noble, et voilà tout. En somme. Ses vrais titres d'honneur sont vivants en ses mains. Et non pas lettre-morte en de vieux parchemins. Vivarais exagère...
AUGUSTE, se retourn.mt.
Et liotre sœur novice Gobe tout, car ce sont des contes de nourrice Qu'il lui faut?
LUC y, en coUrc.
Vous mentez ! ce voijs le savez bien.
ri
AUGUSTE, riant.
Allons donc ! des gros mots !... Mais j'ai le bon moyer. De faire la paix.
Il va à Lucy et lui offre des bonbons. LUCYj lui tournant le dos.
Non, laissez-moi.
Ma sonate,
La musique reprend.
A Lucy.
Ma sonate! — Eh bien, qu'est-ce, une joue écarlate, Des yeux en pleurs? — Est-on enfant à ce point-là .>
LUCY, d'un ton trés-érau.
Je ne suis pas enfant, maman, mais...
MADAME DERVILLIERS.
Pour cela Il faudrait mieux répondre à la plaisanterie, Et ne pas mériter que de vous l'on se rie. Quelle mine auras-tu pour le concert?
LUCY, vexée.
Merci, Maman, je n'y veux point aller.
MADAME DERVILLIERS.
Eh! qu'est ceci?