‹ Comédies sociales et scènes dialoguées (volume 2)Chapitre 11 sur 129 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ÉPAMIXONDAS, SIMONNE AU.

siMOXNEAU. — Veux-tu que je le reçoive à ta place? C'est ça qui serait farce.

l^PAMixo.vDAS. — Ah ! quel ennui ! moi qui avais mille choses à te dire ! Je voulais te demander d'emmener M. Grasset à Montmorency dimanche, de monter une partie de garçons, et, pour dérouter les soupçons , j'aurais dit que j'y serais allé avec vous, tandis qu'au contraire, tu comprends, mon cher, au contraire. . .

siMONNEAU. — Voyez-vous le don Juan !

ÉPAMiNONDAS. — Pas mal trouvé, n'est-ce pas? Ah !

>8 COMÉDIKS SOCIALES.

si 06 n'était cette maudite robe ! Mais après tent il faut être juste aussi... j'ai un bel avenir!

SIMONNE AU. — C'est-à-dire que tu as un avenir superiïe, avec la protection de ton père, qui à cette heure est aux anges de te voir en pleine carrière, toi qui avais l'air de n'y pas mordre ; sans compter que maintenant, avec l'appui de madame Grasset, tu peux devenir conseiller à une cour royale; et c'est inamovible, ça!! c'est du solide... c'est aussi sûr qu'une rente sur l'Etat. Ainsi , pas dp bêtises : reste-moi là-dedans. Mais, pour revenir à tes amours, c'est dit , j'emmène l'ancien avoué à Montmorency ; il est bon vivant et aime à rire avec les dames ; je lui monte donc une partie de garçons, et je commence par lui décocher la grande Justine, une ancienne danaïde de la Porte-Saint-Martin : ce n'est pas tout à fait une dame , si tu veux, et ça date de loin , mais c'est juste ce qu'il faut pour Grasset ; je les mets sur deux ânes, je vous les lance au galop, je vous les perds , et ils ne reviennent à Paris qu'à minuit. Compte sur moi. Mais, dis donc, et ton monsieur de l'affaire Saint-Pierre qui t'attend ?

l^PAMiNONDAS. — Ticus, j'ai bien le temps !

siMowRAU. — Le fait est que, si tu as le temps, il doit l'avoir aussi, et n'a rien à dire. Mais où en estu avec ta belle?

i^PAMiNONDAS. — Je te disais donc que devant son mari. . . (Le portier entre,)

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