SCÈNE V
Lks MéMKS, LE PORTIER.
l^PAMiNONDAS. — Allons , qaest-ce ehcore ? On ne peut pas, ma parole d'honneur, rester un moment tranquille! Que voulez-vous, voyons?
I.R PORTIER, remettant une carte, — C'est ce monsieur ; il vient de redescendre à la loge me demander si j'étais bien sûr que vous y étiez ^ et m'a donné encore sa carte pour vous l'apporter.
KPAMiNOXDAS. — Est-ce qu'il croit que je suis à ses ordres, par exemple ? {An portier») Aussi c'est votre faute ; vous ne pouvez pas dire que je n y suis pas ! Vous êtes bête comme une oie. Allons, allez lui dire que je viens. Ah ! quel ennui ! Enfin , Simonneau , trouve-toi ce soir au Palais-Royal, à la Rotonde; Dons causerons dé tout cela, et que le diable emporte i'aiTaire Saint-Pierre !
siMONNKAi'. — Allons, voyons, calmez-vous, calmez-vous, scélérat d'organe de Thémis que vous êtes ! Ainsi donc, à ce soir, & la Rotonde, magistrat ! illsort.)
^paUinondas. — A l'autre, maintenant. Mais qu'il ne croie pas m'influencer. D'abord je trouve ces deux cartes coup sur coup fort impertinentes , et puis je suis d'une humeur!... j'avais tant de choses à dire à
Simonneaa ! Il faut aussi, ma parole d'honneur, que les gens aient bien la rage des visites et des sollicitations pour venir vous relancer ainsi. Voyons, habillons-nous , car je ne veux pas recevoir ce monsieur en robe de chambre. Voilà encore un ennui du métier, toujours en tenue. Voyons, l'habit noir et la figure idem. {Il s'habille.)