FRÉDÉRIC. \0D
rRiQi~ET. — Adien donc , mon noble , mon digne Frédéric ! Adieu et merci d*a¥oir éveillé en moi de bonnes pensées qoi peut-être un jour porteront lenrs fruits... Mais, dis-moi... tu me pardonnes, tu ne m'en veux pas de prêter mon appui à Dnbreuil , n'est-ce- pas?
FRÉDÉRIC , iui serrant Us mains. — Peux-tu le penser?... mais écoute-moi. Je sois trop pauvre pour te pouvoir dire : Tiens, voici de For... abandonne cette vie, ces misérables intrigues ; travaille , élève, agrandis ton esprit ; il est vif, ardent ; donnelui une direction salutaire , et quand un jour tu auras atteint un noble terme en t' assurant une existence honorable, tu t'acquitteras eoiers moi. Mais, hélas ! mon pauvre ami , ma fortune est plus que médiocre, et je ne puis que t'offrir de partager notre solitude de Grangeneuve , si tu veux du calme pour te pré-^ parer à une vie plus digne de toi. Viens , viens , tu verras comme nous y serons heureux ; et rien ne dispose mieux Tâme aux nobles résolutions que l'aspect d'un bonheur pur et serein.
FRîQiKT. — Vivi*ie à Grangeneuve... moi... (hèsi'- Uuit) non, non, impossible , il me faut Paris , sa politique ardente, sa vie étourdissante , agitée, brûlée ; c'est là mon élément ; il me faut y vivre et y mourir. .Adieu donc. ( // serre ave^ tendresse les mains e/e Frédéric. )
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KRKDKRic , tristement — Adieu donc... encore adieu. . . {Friquet sort. )
liE CUOEUR.
Législateur ! titre souverain et majestueux ! est-il ua plus magnifique sacerdoce , une plus divine mission : aux hommes donner des lois ?
Imposer des lois à tout un grand peuple ! non par la force, mais par la seule autorité de Tintelligence, (lu savoir et de la vertu ! Pouvoir écrire son mot, sa pensée , dans un de ces commandements sacrés qui résument les hautes méditations des élus et qui sont religieusement ohéis par la nation tout entière.
Faire enfin la loi ! la loi devant laquelle le roi même se découvre et s'incline , car il est le premier de ses sujets.
166 UOMEDIES SOCIALES.