‹ Comédies sociales et scènes dialoguéesChapitre 32 sur 86 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Ou entend ouvrir broyamment une porte qui précède le parloir, ce dernier n'étant fermé que par des portières. Entre M. Jérôme Dubreui! : il est de taille moyenne , fort carré , fort ventra , fort replet ; il a treute-cinq ans, est coloré de visage, les cheveux bruns et crépus ; le cou lui manque absolument. Il est vêtu avec un luxe de mauvais goût, et porte des gilets resplendissants de broderies de toutes sortes ; il parle très-haut. Somme toute, son extérieur, son accent, ses façons, sout des plus vulgaires.

Les mêmes, M. DLBREUIL.

M. DLBREiiL, entrant SOU chapeau sur la tète sans saluer sa femme. — Bonjour, Beauménil. Ah! tenez, je suis furieux... furieux... un vrai lion dévorant.

LE MARQUIS DE BEALMÉML. — Eh! mOU DicU, COUtrC

qui donc?

:m. DLBREUIL. — Contre qui?... contre le gouvernement, contre le ministère... contre tout le monde.

MADAME DUBREUiL , se levant, au marquis. — Pardon si je vous laisse, monsieur, mais il faut que je réponde à une lettre.

:m. DUBREUIL. — Eh bien ! c'est ça , va-t'en , j'aime autant ça ; je ne suis pas du tout en train d'être gentil à cette heure.

116 COMEUIKS SOCIALES.

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