SCÈNE VI
La salle à inaiiijci.
// est n/inuit. — Entre CRIXKT en uniforme avec un rat-de-cave. A la vue des bouteilles et des verres il est stupéfait.
CRiXKT. — Ah ! saperlotte , qu'esl-cc que je vois là... trois bouteilles vides... des verres cassés... C'est ça , quand les chats sont sortis les rais dansent... Est-ce que mon épouse, par hasard , aurait bu... Ah! par exemple... voyons donc... (Il entre éi petit bruit, et reste pétri lié éi la rue de liégulus
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ronronne de Jleitrs , qui dort ,si(r le lit conjugal. Crinet allume une bougie et cac/ie sa tête dans ses jnains en soupirant d'un ton jjlaintif.) Oh! madame Crinet. . . (// prend la bougie et l'approche de la figure de Régulus en s' écriant :') C'est Régulus. . . ce scélérat de Régulus. (7/ laisse tomber la bougie qui met le feu aux /avons de Régulus , qui s'éveille fiambogant. )
RÉGLLUs. — Malédiction... suis-je donc déjà en enfer ?
CRIXET. — Tu mériterais d'y aller, misérable!... Qu'est-ce que tu fais ici... dans mon lit?... De quel droit envahis-tu aussi indécemment mon domicile?
Rf^GLLUS. — Et toi , de quel droit viens-tu m'incendier quand je suis là tranquillement à dormir?
CRIXET. — Ah! tu appelles ça tranquillement dormir quand tu viens déshonorer un homme qui monte honnêtement sa garde et fait loyalement ses patrouilles?
Rf:GLLis. — Je ne te connais pas , et je tiens à ne pas te connaître ; voila mon nom. (// se recouche.)
CRIXET. — Mais ce malheureux-là a bu ; est-ce qu'ils auraient bu tous les deux , ma femme ?
RÉGiLis. — Laissez-moi dormir.
CRIXET, le prencmt au collet. — Ça ne se passera pas ainsi, non, non, entends-tu... (// crie.) A la garde , à la garde , au voleur !
Entrent les voisins. — On saisit Re-jalu- , qu'on jette a la porte après la justification et la réhabilitation de madame Crinet.
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