‹ Comédies sociales et scènes dialoguéesChapitre 69 sur 86 · M. CRIN ET. US · texte numérisé non relu

M. CRIN ET. US

\,K RAPPORTKi R. — Faites sortir les inteiTupteurs. [Il continue.) Pendant queux se promènent les bras croisés à ne rien faire. Il faut pourtant, messieurs, que les sicaires du désordre trouvent un frein à leurs saturnales , et que les bons citoyens se rallient contre les principes subversifs d'un ordre de choses que la France a choisi de tout son cœur , et qu'elle soutiendra de toutes ses forces. En conséquence, nous requérons qu'il plaise au conseil de condamner le nommé Jean Crinet à huit jours de prison pour cause de récidive.

LE PRÉsiDEXT. — CHuet , qu'avcz-vous à dire pour votre défense '?

CKiSErfioieuj:., — J'ai à dire que c'est une horreur... je suis meilleur citoyen que vous tous... j'ai fait les trois jours... j'aime l'Empereur... Il y avait un homme dans mon lit... et on veut que je monte là tranquillement ma garde... je suis Français... et Lafayette m'a appelé son camarade ; ainsi un homme que Lafayette a appelé son camarade ne doit pas être condamné quand il aime la Charte ; non messieurs, et je terminerai par ce mot cher à tous les bons patriotes : l'ire la CJiarte ! et je me fie d'ailleurs à l'impartialité de mes concitoyens.

Le Conseil se retire, puis il rentre ; et le rapporteur lit l'arrêt suivant.

LE RAPPORTEUR. — Ouï la défense et l'accusation.

le l'^'' conseil de chscipline dans sa séance du

a condamné le sieur Crinet à huit jours d'emprisonnement.

244 SCKNKS UIALOGUEES.

CRiXET. — C'est une horreur... j'en rappelle , il y y avait un homme chez moi... c'est une infamie.

Des gardes municipaux font soitii (Irinet de l'audience.

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