‹ Comédies sociales et scènes dialoguéesChapitre 77 sur 86 · L.\ JEU DE GRAXUE DAME · texte numérisé non relu

L.\ JEU DE GRAXUE DAME

la fièvre ma soutenu pendant ma longue marche , et a protégé ma dernière nuit contre le froid et la neige. ■ // s'arrête un instant , épuise par l'effort (lU il a fait, et s'appuie du coude sur l'autel. Je ne suis venu, Hélène, que pour vous apporter de bonnes paroles... Pardon, la respiration me manque. Au père Royer. ilon père, dites les dernières prières que j'ai marquées... Hélène, vous ne saviez ce que vous faisiez en faisant tant de mal. Le père fioijer lit d'une coix altérée les prières des agonisants. • Dieu vous a pardonné, et il vous le témoigne en retirant de la terre la seule personne qui pût vous accuser, et en appelant à lui une âme de plus pour prier pour vous. Hélène , du haut de cet autel oii je suis monté par vous et pour vous, je vous pardonne et je vous bénis.

Il se reléie pour étendre ses mains sur Hélène, mais la force le trahit, il tombe le \isage en avant, et , dans le silence de tous, on entend comme un coup de tonnerre , le bruit de son front qai se brise sur le marbre ; le corps roule jusqu'aux pieds d'Hélène , qui se jette dans les bras de sa mère : le père Royer cherche un reste de vie dans le cadavre da jeune moine.

LE CHEVALIER i>E QLERDEC , SB plucaut devant Hélène. — C'est vrai ! tout cela est vrai ! [Silence. . . Se retournant rers ses témoins. Partons , messieurs !

FIX D L.\ JEL DE GRA.VDE DAME.

COnXKI.IK 1)1 HAn-POX'i'.

Page 1