‹ Comédies sociales et scènes dialoguéesChapitre 81 sur 86 · S0 SCKXES DIALOGIEES · texte numérisé non relu

S0 SCKXES DIALOGIEES

mon mari avait succombé , et que l'enfant enlevé n'avait pas survécu aux fatigues et aux privations du voyage.

LK MARQUIS. — Bfisons là-dessus, madame; vous m'apportez en preuve la correspondance d'un homme que vous-même accusez d'un crime.

coRNKLiE. — Mais vous connaissez l'écriture de votre frère?

LE MARQLis. — Oscricz-vous m'affirmer qu'il n'y a pas eu là de faussaire... Je puis me laisser aller à un mouvement de pardon généreux, mais je ne consens pas à être la dupe d'une grossière intrigue.

r.oRNKLiK. — Monsieur le marquis , vous pouvez m' accabler, mais prenez garde : vous m'avez dit que vous n'aviez été dur envers personne. Je suis une femme sans famille, sans appui; je suis étrangère dans ce pays où votre nom est en honneur; on dit que je suis flétrie , et vous supposez que seule, sans (Iroit, sur une fable, j'oserais contre l'honorable marquis de R... invoquer la justice!

i.K MARijns. — Invoquer la justice ! oh ! non, mais jeter le trouble dans le cœur d'un père et d'un fils dont on vous a redit la mutuelle affection, les effrayer par de prétendues preuves et faire acheter votre silence et votre départ.

coRVKi.iK. — Acheter! ah! tout n'est pas fini quand on a subi un arrêt même non mérité. Acheter ! j'ai donc parlé d'argent? j'ai donc dit que je vous vendrais mon fils?

LK MARQiL^. — Madame, je ne crains rien de vous :

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