ACTE IV, SCÈNE III 20I
LUCINDE
Nous nous rappellerons votre accueil gracieux, —
AMARANTE, à Célidée.
Vos fleurs, —
PYMANTE
Et votre vin pourpré. — Quel sûr dictame Il contient 1 J'en ai bu dix bouteilles, madame. Et je vaux maintenant plus que je ne valais.
JODELET
Nous nous rappellerons tout, —
Avec un profond soupir.
Même vos valets I
GUILLEMETTE, éclatant et fondant en larmes, Hilhilhil
ROSIDOR, solennellement, à Hardy.
Maintenant, que votre voix nous prête Son bon secours. Monsieur, soyez notre interprète.
CÉLIDÉE.
De quoi s'agit-il donc?
HARDY, montrant les comédiens.
C'est que ces pauvres gens.
Désirant reconnaître au mieux, bien qu'indigents, Vos bontés, comme ils font chez les nobles Mécènes, Veulent représenter devant vous quelques scènes D'une pièce nouvelle, assujettie aux lois Du mètre, que demain ils vont jouer à Blois.
CÉLIDÉE, gracieusement.
Ccst à merveille !
PTMANTE.
Mais nous prions qu'il vous plaise De voir nos héros grecs vêtus à la française, Tels que nous voilà, sans costumes, n'ayant pu Les déballer.
OLIVIER
Tant mieux. C'est d'un goût corrompu De rendre trop réel un sujet l^endaire.
Certes.
Aux comédiens.
Quejouez-vous, amis? La mort de Daire?
HARD7, à Florise.
Non pas, mais le dernier poème que j'ai fait, L'Amazone Hippoltte.
Ah ! mon rôle I
HARDT.
En effet.
OLIVIER, à Florise. — D'un ton provocant.
Monsieur Hardy n'a pas compté sur vous, peut-être Pour le jouer 1
HARDY, à Olvi-ier.
Oh I non, monseigneur! — C'est un maître