ACTE I, SCÈNE IV I
A ce moment, les Nymphes ^élancent pour suivre Diane. Glauci heurte son pied contre un tronc d'arbre, et chancelle.
GLAUCé.
Ah I je me mears 1
DIANE
Qji*as-tii, Ma Glaucé? La pâleur s'étend sur ton visage.
GLAUCÉ.
Rien. J'ai heurté le tronc de ce rosier sauvage; Une branche épineuse a blessé mon pied nu.
DIANE
Et tu trembles, enfant, pauvre cœur ingénu I Nous te laissons. Tu peux délier ta chaussure Près de la source fraîche, et laver ta blessure.
Diane et les Nymphes s'éloignent. Restée seule, Glaucé regarde autour d'elle avec inquiétude, puis revient sur le devant de la scène.
SCÈ'H.E IV
GLAUCÉ.
Je suis seule. Va-t-il venir? Entends ma voix, Hylas ! Mon beau chasseur, ô toi qui tant de fois T'endormis à mes pieds sur l'herbe, je t'appelle I Accours, et prends pitié de ma peine mortelle. Viens, entends ma voix 1 Dût la Vierge au cœur jaloux Q.ui va, l'arc à la main, sur la trace des loups,
Éteindre après mes yeux que tu remplis de joie, Hylas, mon beau chasseur, il faut que je te voie ! Et dussé-je toujours de ton nom adoré Fatiguer le tremblant écho, je redirai :
Viens, Hylas 1 Hylas 1
Entre Eros. Il est vêtu en chasseur, avec une trousse pleine de flèches, un grand arc, une gibecière. Il arrive d pas légers et prend Glaucé dans ses bras. Il la baise sur l'épaule, et la tète de la Nymphe éperdue se penche vers lui.
SCÈn.E V
GLAUCÉ, ÉROS, «n chasseur ; par intervalles, GNIPHON, caché et épiant les deux amants.
ÉROS, baisant l'épaule de Glaucé.
Ma Glaucé 1
GLAUCÉ, à part.
Dieux I je succombe.
A Eros, d'une voix mourante.
C'est toi 1
ÉROS
Tourne vers moi tes beaux yeux, ma colombe I
GLAUCÉ.
Non, va-t*en, je te hais. Ingrat 1 il a laissé
Dans les larmes Tenfant qu'il nommait sa Glaucé I