‹ Comédies (volume 2)Chapitre 136 sur 182 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

THÉTIS

Viens, que sur ton bras j'attache Ce bracelet.

Elle aie son bracelet et l'attache au bras â^ Achille.

ACHILLE, toujours en proie à son rive.

Ses yeux I quoi I je pourrais encor Les revoir!

THÉTIS, ôlant le collier qui pare son cou.

A ton cou ce collier de fleurs d'or.

ACHILLE, au monunt où Deîâamia disparaît.

Avec un cri de douleur.

O mère, elle s'enfuit I

THÉTIS

Qp'importe I si tu restes !

ACHILLE, abattu.

Elle emporte ma vie en ses regards célestes I

A ce moment, les Princesses sont tout d fait hors de la portée du regard, et, en même temps, le déguisement d'Achille en jeune fille, qui iest fait sous les yeux du spectateur, est complètement achevé. — Profitant de son abattement, comme elle profitait tout d l'heure de son exaltation, Thétis ardemment, rapidement, et sans lui laisser le temps de respirer, continue d tâcher de V entraîner dans le projet qu'elle caresse.

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