‹ Comédies (volume 2)Chapitre 139 sur 182 · ACTE J, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE J, SCÈNE VII

ACHILLE

Ouï.

Regardant Deïdatnta avec amour.

Sans regretl

THÉTIS, montrant les Princesses,

Ainsi, demeure au milieu d'elles.

LTCOMÈDE.

Et mes filles seront ses jeunes sœurs fidèles. O Déesse 1 retourne en paix sous ton flot bleu.

THÉTIS

C'est bien, Roi. Je me fie à ta promesse. Adieu.

Lycomide et ses filles se prosternent devant Tbe'tis, tandis ^'Achille jette des regards enflammés sur Deîdamia. La Déesse se retire, d'abord comme d regret, puis résolument, et traverse la grotte ouverte sur hs flots, en adressant de la main d son fils un dernier adieu. Dès que la Déesse s'est éloignée, et tandis que Deîdamia, qui reste d l'écart avec son père, admire le fils de Thétis, ses sœurs /empressent autour cP Achille déguisé, avec une curiosité enfantine, et le pressent de questions, auxquelles le héros, distrait et toujours occupé de Deîdamia, ne répond que par des signes d'impatience.

SCÈ'N.E VIT

DEIDAMIA, THOÉ, PERSÊIS, LYCOMÉDE, ACHILLE.

DEÏDAMJA, bas, à Lycomède.

Q}ie cette sœur d'Achille a de beaux yeux i Je tremble

280 DEÏDAMIA

En la regardant. Si son frère lui ressemble

En effet, qu'elle aura des jours charmants et doux,

La vierge qui pourra le nonuner son époux!

Z E U X G , regardant Achille.

Iphis !

PERSÉIS, à ses soeurs.

Mes sœurs, elle a le port d'une guerrière.

ZEUXO.

Tout à fait.

THOÉ, à Achille.

L'arc en main courir dans la clairière Parmi les rocs, livrer ton visage à l'affront De l'âpre vent d'hiver qui te rougit le front, C'est donc un passe-temps bien doux?

PERSÉIS, à Achille.

Pas de réponse ?

ZEUXO.

Et livrer tes bras nus aux griffes de la ronce Te ravit?

THOÉ.

Et meurtrir parmi les pics neigeux Tes pieds blancs ?

ZEUXO.

Nous pourrons t'enseigner d'autres jeux.

PERSÉIS.

Comme nous tu tiendras, Iphis, une quenouille*

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