ACTE III, SCÈNE IV
Et se glisse en rampant vers la caverne noire Que le feuillage épais couvre d'un vert manteau, Puis emporte en ses bras tremblants le louveteau, Et frémit de plaisir en songeant que la mère Hurlera tout à l'heure en sa douleur amère, Tel tu te dis : Ma proie est là. J'ai réussi. Je l'emporterai. Mais la louve était aussi Dans l'antre 1 Elle n'est pas endormie. Elle veille. Tu n'éviteras pas sa prunelle vermeille.
Elle te guette. Vois ses yeux fixés sur toi.
Voilà tout, n'est-ce pas? Tu veux Achille. O Roi Très subtil, viens donc, si tu t'en sens le courage, L'ôter à mon amour, et le prendre à ma rage !
ULYSSE
Le Destin nous terrasse, il est plus fort que nous. Oui, Deïdamia, tu pleures ton époux Et la haine frémit sur ta lèvre de rose; Mais tu le céderas peut-être à quelque chose De plus haut et de plus divin que ton amour I
Achille en costume guerrier, couvert d'armes e'tincelantes, entre, a^tyé sur Vêpaule de Diomède, et ^avance vers h Roi.