‹ Comédies (volume 2)Chapitre 171 sur 182 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SCÂPIN, feignant le plus grand étonnement, Ehl c'est Nérinel Par quel bon vent amenée?

Très froidement.

Cher astre.

ÉRINE, avec effusion.

Tout

est prêt.

SCAPIN

Qjjoi?

Pour

notre

hyménée

SCAPIN

Fort bien.

Je...

NÉRINE

Mes parents ont été prévenus, Et le notaire avec les témoins sont venus.

SCAPIN

Je...

NÉRINE

Ma robe de noce est prête. Une merveille !

SCAPIN

Tant mieux. Je...

NÉRINE

Son tissu lamé la rend pareille Au diamant. On croit voir, limpide et changeant, Un ciel de neige avec des étoiles d'argent 1 Être belle n'est rien, mais il faut qu'on le sache.

Tu verras mon collier fait de perles sans tache ! Q^el bonheur de courir, par un jour embaumé, Vers Tautel, appuyée au bras du bien-aimé, Qpand, mettant à néant Tennui, les maux sans nombre, Dans notre cœur, ainsi qu*en un bocage sombre. Le rossignol Amour fredonne sa chanson I Q^and irons-nous?

SCAPIN

Jamais. Je veux rester garçon.

N é R IN E , feignant de pleurer.

Aht ah!

SCAPIN, la calmant.

Nérine !

NÉRINE

Ah! ahl

SCAPIN

Nérine 1

NÉRINE

Ahl ahl

SCAPIN

NÉRINE

Nérine !

NÉRINE

Ahl ahl

Mais...

J*aimai toujours ta bouche purpurine 1

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