‹ Comédies (volume 2)Chapitre 170 sur 182 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SCÈ'H.E III.

SCAPIN, NÉRINE, d'abord cachée.

SCAPIN

Tout va des mieux. La mer est douce comme un lac

Et m'appelle. Faisons disparaître le sac,

Mon complice, et je suis aussi blanc que la neige.

NÉRINE, cachée.

Nous verrons bien.

SCAPIN, appuyant.

Un lys, une colombe.

Cherchant, avec vite profonde indifférence.

N'ai-je Rien oublié?

NERINE, cachée.

Si fait.

SCAPIN

Tout succède à mes vœux.

Je pars, je sens déjà passer dans mes cheveux Le souffle frais et pur de la brise marine I

Avec le même accent que la première fois.

N'ai-je rien oublié?

Comme un homme qui se rappelle tout d coup une chose profondément oubliée.

Si I d'épouser Nérine.

NÉRINE, cachée.

C'est heureux.

se AFIN) avec un détachement plein de fatuité. Bahl Avec bonhomie.

Pourquoi se marier?

NÉRINE, cachée.

Pendard 1

SCAPIN

Dans les yeux de Nérine Amour cache son dard. Ses cheveux d'or, couleur de flamme et de comète. Sont doux comme le miel blondissant de THymette I

NÉRINE, cachée.

Ouil

SCAPIN, avec fatuité.

Mais d'autres désirs occupent mon cerveau.

NÉRINE, cachée^ avec colère.

Ahl

SCAPIN

Chaque jour au gré d'un caprice nouveau.

Ailé comme l'espoir et charmant comme un rêve, Sur le pommier fatal renaît la pomme d'Eve :

Or, je veux la croquer jusqu'au dernier pépin I Nérine n'aura rien, tant pis.

NÉRINE, se montrant tout à coup et abordant Seapin.

Bonjour, Seapin.

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