‹ Comédies (volume 2)Chapitre 175 sur 182 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

NÉRINE

Parce qu'à l'appui d'un péril imminent Tu lui fais voir Silvestre en carême-prenant, (Je veux bien qu'il n'ait pas la bravoure d'Hercule,) Il se serait fourré dans ce sac ridicule 1

SCAPIN

Parfaitement.

NÉRINE

Ce sont récits de vieux garçons, Contes en l'air.

Je l'ai mis dans le sacl

NÉRINE

Chansons.

QjLi'auraient dit de ce sac qui bouge et qui frissonne Les passants?

SCAPIN

Je...

NÉRINE

Réponds.

SCAPIN

Il ne passait personne.

Je t'ai dit mille fois le fait de point en point.

NÉRINE

Quelque sotte!

SCAPIN

Mais si...

NÉRINE

Je ne te croirai point.

Tu nous prends pour une autre et tu me vois bâtée. Je sais le train du monde.

O femelle entêtée I Prenant le sac qu*il a apporté au commencement de la scène.

Le sac est celui-ci. (Fût-il plein de sequinsi) Je dis au vieux Géronte effrayé : Ces coquins Vous cherchent. Ce sont gens d'une farouche mine. Qui s'en vont criant, Tun : Tue 1 et l'autre : Extermine ! Et qui toute l'année ont le poignard aux dents. Ils viennent. Cachez-vous au plus tôt là dedans. Je lui montrais le sac.

NÉRINE

Et lui, Géronte?...

SCAPIN

Comme Je l'y poussais toujours, il s'y mit.

NÉRINE

Le pauvre homme !

Il tenait dans ce sac, dis-tu?

SCAPIN

Quel appétit De parler 1 II tenait.

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