SCÈNE VI
L É A N D R E , tragiquement.
O sombre destinée I
COLOMBINE
Quoi I tu penses encore à cette matinée ?
Je riais, je te disl
LÈANDRE.
o malheur imprévu I Sort affreux I coup fatal l
COLOMBINE
Q.u*est-ce donc? As-tu vu Mon père?
LÉÂNDRE, comme un homme qui répète machinalement
sans comprendre..
Votre père?
COLOMBINE
£h 1 oui, je suis gourmande De nouvelles I A-t-il accueilli ta demande?
LÉANDRE
J*ai bien pour le moment d'autres chiens à fouetter, Hélas!
COLOMBINE
Q.u'as-tu pour geindre et pour pirouetter De la sorte ?
LÉANDRE, avec une profonde mélancolie.
Le sage a bien raison de dire due la vie ici-bas est comme un long martyre,
Et nous cache un abîme en ses chemins frayés.
Criant d'une façon terrible.
Un affreux abîme I
CÔLOMBINE.
Ah ! mon Dieu I vous m'effrayez 1 Q.u*ave2-vous ?
LÉ ANDRE, d'un air sombre.
Je possède un frère dans le monde.
COLOMBINE
Je l'ignorais.
LÉANDRE
Hélas 1 charmante tête blonde I Un frère que j'aimais comme mes yeux... bien plus !
COLOMBINE
Il est mort?
LÉANDRE, très tranqu ilUment .
Non.
Avec exaltation.
O deuil I ô regrets superflus I Ainsi que sont unis la poignée et le glaive, Les doigts avec la main, nous l'étions I
Ciel I achève.
LÉANDRE
Je ne sais à quoi tient que dans le fond du puits Je n'aille me jeter 1