‹ Comédies (volume 2)Chapitre 50 sur 182 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Votre femme parfois vous donna des soufflets : Moi, je vous prie, et c'est comme si je soufflais Dans ma flûte I Sachez que je tiens de ma mère, Monsieur, et que je suis comme elle une commère.

ORGON

Je ne le sais que trop. Mais, chut 1 j'entends des pas, Tais-toi.

COLOMBINE

Non, sarpejeu I je ne me tairai pas.

Qjii brode vos collets ? Qui, sans espoir de lucre, Bassine votre lit le soir avec du sucre ?

ORGON

Toi, ma fille.

COLOMBINE

Ahl

Mais...

ORGON

Je sais tout ce que je te dois.

COLOMBINE

Qui fait ces ragoûts à s'en lécher les doigts ?

ORGON

Toi-même.

COLOMBINE

Qui choisit pour vous à la Vallée Hier cette oie énorme et si vite avalée ?

ORGON

Elle ne valait pas cent écusl

lOO LE BEAU LÉANDRE

COLOMBINE

Croyez- VOUS ?

Qjii va jusqu'à Montreuil vous chercher du vin doux?

ORGON

Tais-toi, l'on me croirait ivrogne 1

COLOMBINK.

Je lésine Pour vous plaire, et vous fais moi-même une cuisine D'ambassadeur, avec rien que vous me donnez.

Mais que je vous supplie, et vous m'abandonnez Sans payer seulement les robes que je traîne 1

ORGON, effrayé,

Colombine, mon cœur 1 ma pouponne ! ma reine I

COLOMBINE

Vous n'avez pas compris tout ce que je valais,

ORGON

Sil

COLOMBINE

Je vais dès ce jour vous livrer aux valets 1

ORGON

Grâce 1 ma chère enfant 1

COLOMBINE

Cherchez qui vous mijote!

Ils vous apporteront des plats de la gargote.

ORGON

NonI

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