‹ Comédies (volume 2)Chapitre 51 sur 182 · SCÈNE VII lOI · texte numérisé non relu

SCÈNE VII lOI

COLOMBINE

Des plats où les doigts auront fait des circuits 1 Des rôtis calcinés...

ORGON, désolé. Et des ragoûts pas cuits 1

COLOMBINE

Ils prendront, où Ton fait un commerce qu*empêche La police, des vins faits de bois de campêche 1

ORGON

Ma petite mignonne I

COLOMBINE

En vain vous me flattez :

Des bouillons sans couleur et des vins frelatés, Voilà votre lot.

ORGON, à part, avec atlendrissement.

Ciel, à qui je rends hommage.

Écarte de mes yeux cette funeste image I

Haut.

Colombe, mon trésor, vois-tu, j'ai réfléchi : Tes raisons et surtout ta grâce m'ont fléchi. Je m'en vais te donner ton argent.

Colombine veut parler, Orgon l'interrompt.

Point d'aflaire.

Je ne demande pas ce que tu veux en faire.

COLOMBINE

Et vous faites fort bien.

O R G O N , à part.

Son aplomb m'interdit.

D'autant mieux que jamais je ne vous l'aurais dit.

ORGON, à part.

C'est un grave malheur, mais enfin, sans rien prendre Chez moi, je donnerai les écus que Léandre Va m'apporter ici tout à l'heure.

COLOMBINË, à part.

Merci, Amour! mon Léandre est sauvé.

Léandre parait au fond.

Mais le voici.

Quel bonheur I c'en est fait des périlleux négoces, Je vois s'ouvrir les fleurs de mon bouquet de noces 1

SCÈ'H.E VIII

COLOMBINË, ORGON, LÉANDRE

ORGON, apercevant Léandre, à part.

Il paraît justement, cela n'est pas mauvais.

COLOMBINË, à Orgon, lui tendant la main.

Mon père, donnez-moi les cent écus.

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