ACTE I, SCÈNE IH
PYMANTE, d*U7te voix de tonnerre.
L'autre, c*est moi.
OLIVIER, regardant le ne( de Pymante.
J'en puis juger à ces rayons De pourpre.
HARDY, à Olivier.
Enfin, monsieur le comte, nous avions Une compagne en cor. Celle-là...
OLIVIER
due n'est-elle Venue?
HARDY
Imaginez les traits d'une immortelle, Un esprit qu'il nous faut adorer à genoux ; Un cœur... Je ne l'ai pas amenée avec nous, Parce qu'elle n'est pas de celles qu'on expose Aux périls d'un accueil incertain.
LUCINDE
Je suppose Qp'alors nous sommes, nous, de celles-là.
HARDY, à Lucinde,
Pardon I A Olivier.
Mais celle dont je parle a reçu, comme un don Des cieux, la grâce pure avec la poésie :
De ses lèvres de feu coule cette ambroisie.
Et sur sa bouche rose, où le printemps sourit, La rapide lueur qui vient de son esprit
Brille et voltige, ainsi qu'une fleur de lumière. Chez un pauvre berger très vieux, dont la chaumière S'éclaire aux feux charmants de son œil irisé. Elle est restée auprès du chariot brisé, Et c'est Florise, enfin 1
CÉLIDÉE.
Quoi 1 l'illustre Florise !
OLIVIER
Cette Florise qui, de toute gloire éprise, Par son génie insigne, à tant de grâce uni.
Fait oublier si tôt la belle Andréani?
CÉLIDÉE.
Celle dont la fierté, la douceur, la bravoure
Ont enchanté les cœurs de tout ce qui l'entoure?
OLIVIER
Celle qu'en son image un divin ouvrier Déjà de son vivant couronne du laurier?
HARDY
C'est elle.
CÉLIDÉE.
En vérité?
HARDY
La splendeur diaphane D'une jeune Cypris, la fierté de Diane Brillent en elle; son esprit n'a rien d'amer; Ses cheveux sont pareils aux vagues de la mer; Tout est rire et clarté dans sa grâce touchante. Et par sa belle voix c'est Apollon qui chante I