‹ Comédies (volume 2)Chapitre 68 sur 182 · ACTE I, SCÈNE V I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V I

OLIVIER, avec feu.

Madame, plût à Dieu qu'une telle pensée...

HARDT, gaiement, à Florise.

Ces arbres-là feront des jaloux, — oh 1 combien De jaloux ! — Toutefois, ne leur reprochons rien. Nous qui vous emportons loin d'eux avant une heure I

OLIVIER, subitement rappelé à la réalité.

Si vite 1

HARDY

L'oiseau libre a le ciel pour demeure, —

JODELET

Et nous, les grands chemins. Toujours nous détalons Comme Mercure, ayant des ailes aux talons.

Ainsi l'a décidé le sort, que nul n'évite.

OLIVIER, à Florise,

Ne partez pas avant ce soir. — Oh 1 pas si vite I Attendez le zéphyr et le ciel attiédi.

Ne partez que ce soir I

FLORISE, se tournant gracieusement vers Hardy,

Le voulez-vous, Hardy?

HARDY

Comme nous ne jouons qu'après-demain, la chose Se pourrait; mais pendant cette agréable pause. Il nous faudrait un peu recorder entre nous La pièce.

PYMANTE

Comment donc 1 Nous serons heureux tous,

Montrant Us comédiens.

£lles>y nous, Jodelet, cet humble satellite,

De réciter au mieux L'Amazone Hippoltte!

FLORJSE, à Hardy,

Et, s'il se peut, nous vous rendrons vos vers savants Encor tout enflammés, poëte, et bien vivants I

OLIVIER, à Florise,

Entrons donc!

FLORISE, gaiement.

Oui.

Olivier offre sa main d Florise, et ils se mettent en marche vers le château. -^ Amarante et Lucinde s'approchent de Rosidor, quif depuis un moment, regarde attentivement Célidêe; puis, impatientées par sa distraction, ^éloignent.

ROSIDOR, admirant les diamants de Célidêe, à part.

De vrais soleils 1

Haut, d Célidêe.

Daignez, madame.

Prendre ma main.

PYMANTE, offrant sa main à Amarante.

Cher astre...

AMARANTE, le repoussant.

Allez, roi de Pergame !

JODELET, offrant sa main à Lucinde, Oserai-je?...

LUCINDE, le repoussant.

Va-t'en, chimère, spectre vain 1

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