‹ Comédies (volume 2)Chapitre 81 sur 182 · SCE'H.E VI · texte numérisé non relu

SCE'H.E VI

O bonheur déchirant! délices du martyre!

O choc mystérieux, qu'enfin j*ai ressenti !

Non, non, mon jeune amant, je n'ai rien à vous dire,

Sinon que vous aviez raison, car j'ai menti.

Et lorsque je niais la cuisante brûlure Qui m'embrase et me mord,

Je la sentais pourtant mettre en ma chevelure Le frisson de la mort !

Eh bien ! Amour, tyran de la nature entière.

Toi que j'ai méprisé, toi que bravaient mes yeux, Tu m'as donc prise, moi si cruelle et si fière. Et tu mets sur mon front ton pied victorieux.

Oui, le fouet à la main, comme un maître ^rouche.

Tu viens, mon jeune roi, Pour chasser de mon cœur fragile et de ma bouche

Tout ce qui n'est pas toi!

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