ACTE I, SCÈNE III I
Nous donnent leurs parfums, comme de purs dictâmes I Tranquillement, bien loin du tumulte, entre femmes, Je veux faire un festin rare et délicieux En cueillant aux figuiers sauvages, sous les cieux, Leur rouge fruit mûri sur la colline roide,
Montrant la cascade.
Et me désaltérer à cette eau claire et froide !
Les Nymphes cueillent des fruits et les disposent dans des paniers qu'elles font tPune large feuille et de quelques branches légères, puis les apportent sur la mousse, oi Diane s'assied avec elles près de la cascade.
Je vais donc me servir un repas à mon goût, Et pouvoir dénouer ma ceinture, et surtout Oublier un instant l'Olympe et l'ambroisie I
MÉLITE
Quoi I vraiment, se peut-il que l'on s'en rassasie ? On dit le ciel si riche et l'Olympe si beau 1
DIANE
Ah I Mélite, un palais, un vertige, un tombeau ! Là-bas, tout resplendit des feux des chrysoprases. Mais la satiété jusque dans leurs extases Suit les Olympiens sur ces brillants sommets. Et ce rire immortel qui n'en finit jamais 1 duel ennui!
GLAUCÉ.
ftlais on dit les Déesses charmantes 1
EUNICE.
Leurs cheveux sont pareils aux vagues écumantes, —
MÉLITE
Et toujours leur visage est fier comme leur nom.
Q)>i ne rendrait hommage à l'iustère Junon, Q;iind ses brodequins d'or vont dans l'hetbe fleurie. Ëblouissantsl
Elle passe pour sige, el ne veut pas d'amant.
Oh I son cœur est vêtu d'un triple diamant, Elle est irréprochable, ou du moins fort habile. Tout tremble à son aspect; mais à voir que sa biîi S'épanche contre tous en discours outrageants. On dirait qu'elle en veut terriblement aux gens Du mal qu'elle se donne à faire la tigresse.
Pallis hait les festins et leur vaine allégresse. On Tante sa réserve extrême.
Que dis-tu. Ma petite Glaueé, d'un dragon de venu Si rigide qui, pour éviter qu'on l'embrasse, A besoin de garder son casque et sa cuirass
Eiri dii Nynfha.
Quelle sagesse I
Mais l'adorable Cypris?