ACTE III, SCÈNE II
JODELET
Réduits en poudre.
HARDY
Qji*est-ce?
ROSIDOR
Et que du malheur rien ne peut nous absoudre.
HARDY
Mais...
Qu'il nous faut quitter la terrestre prison, —
JODELET
Ht nous jeter à Teau.
HARDY
Mais, pour quelle raison?
PYMANTE
Par la raison, monsieur, qu'ayant fini de rire. Nous ne trouverons plus ici-bas de quoi frire.
HARDY
Enfin qu'arrive-t-il?
ROSIDOR
Ne vous l'ai-je pas dit?
Cest que Florise reste* en cet endroit maudit f Et nous quitte.
l80 FLORISE
AMARANTE
Son cœur affolé de uoblesse Nous abandonne*
JODELET
C'est là que le bât nous blesse.
Et, si j'ose entrevoir les destins inconnus, Elle sera comtesse, et nous irons tout nusl
HARDY, avec contrainte.
Je savais l'abandon de Florise. Une femme
Nous laisse ; eh bien ! malgré le sort qui nous entame.
Sans elle nous vivrons encor.
ROSIDOR
Vous en parlez
A votre aise.
HARDY
Du cœurl
PYMANTE
Voilà nos champs grêlés !
JODELET
Q.u*allons-nous devenir sans Florise?
HARDY
Des hommes, J*espère.
JODELET
Tout au plus.
Malheureui que nous sommes I Nous n'allons plus pouvoir jouer, quand c'est leur tou Ni FÉLisMtNE, ni Le Triokïhe d'AmourI
Parfois, assez souvent peut-être; mais en Son taJent merveilleux, qui dans tout gei Fit qu'un peu d'or venait rite en notre c
Car — ne déguisons pas les saines vérités — Nous, sans Florise, c'est une troupe sans femme.
LUCINDE
Eh bien! et nous?
JODELET
Je tiens pour vil qui vous diffame, Car sans doute on put voir en tous lieux adorés Les yeux noirs d'Amarante et vos cheveux dorés ! Pourtant, vous ferez bien de chercher quelque prince Q.ui vous épouse ; —
LUCtNDE, riant.
Bon!
JODELET
Puis, dans quelque province, Pymante fondera le cabaret du Nez Flamboyant. Rosidor, aux élans acharnés, Conquerra, s'il le veut, l'Egypte et la Médie. Moi, je mourrai. — Qjiant à jouer la comédie Sans Florise, meurtris par cet exil amer, Alitant vaudrait courir à cheval sur la mer.
Ou mettre trois refrains dans une villanelle. Ou marier Vénus avec Polichinelle, Ou bien vouloir aller au bal chez un pendu I
A Hardy.
Qji'en dites-vous ?
Peut-être !
HARDY, après avoir songé.
Je dis que tout n'est pas perdu