Acte I, scène III
Les voix des chiens de Sparte accouplés dès l'aurore Font retentir les bois d'un carillon sonore! Cela, c'est vivre ! mais l'amour, à tort vanté, La cithare, les fleurs, c'est un charme inventé Pourdes enfants-, et non pour des vierges de Thrace. Plus de repos. Allons, mes vaillantes, en chasse ! Viens, Glaucé.
GL AUC É, à part.
Voici l'heure. Oh ! j'ai trop combattu ! M ÉLITE, à Diane.
Nous te suivons.
EUNICE.
En chasse!
A ce montent, les Nymphes s'élancent pour suivre Diane. Glaucé heurte son pied contre un tronc d'arbre, et chancelle.
GLAUCÉ.
Ah ! je me meurs !
DIANE
Qu'as-tu Ma Glaucé? La pâleur s'étend sur ton visage.
GLAUCÉ.
Rien. J'ai heurté le tronc de ce rosier sauvage; Une branche épineuse a blessé mon pied nu.
DIANE
Kt tu trembles, enfant, pauvre cœur ingénu! Nous te laissons. Tu peux délier ta chaussure Près de la source fraîche, et laver ta blessure.
Diane et les Nymphes s'éloignent. Restée seule, Glaucé
regarde autour d'elle avec inquiétude, puis revient
sur le devant de la scène.
Diane au bois.