‹ Comédies (volume 3)Chapitre 115 sur 229 · Acte II, scène VII. 17 j · texte numérisé non relu

Acte II, scène VII. 17 j

Cet alanguissement funeste, c'est la mort Du génie. Ah ! courons chercher l'âpre caresse De la Muse aux beaux yeux, notre seule maîtresse, Et que sa grandeur soit notre unique souci. Ah ! fuyons.

FLORISE

Va-t'en, si tu veux. Je reste ici.

J'aime Olivier d'Atys.

HARDY

Hélas ! pauvre Florise !

Vous êtes bien ma sœur, puisque mon cœur se brise. Vous croyez aimer... qui? cet enfant curieux, Qui s'enivre du ciel reflété dans vos yeux, Et qui n'est rien. Divine amoureuse blessée, II sort de vos regards et de votre pensée. Le rayon fugitif qui sur son front a lui. Ce feu, que vous croyez voir resplendir en lui. C'est votre rêve, c'est votre âme, c'est vous-même! Florise, songeuse, baisse les yeux et garde le silence. Après avoir en vain attendu et sollicité du regard sa réponse, Hardy, accablé de tristesse, retenant une larme, sort en adressant à Florise un adieu désolé et muet. Demeurée ieule, Florise reste un moment pensive, puis, tout à coup, relève la tête, comme réconfortée et rassérénée par le sentiment de son amour,

FLORISE

Que me fait tout cela ! je sais bien que je l'aime. Elle sort lentement, en jetant un regard sur cette solitude sauvage et charmante, où elle a entendu les aveux d'Olivier.

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